Une tournée mondiale de 13 mois à travers 25 pays (même le Tibet!), 220 concerts, 120 000 watts de sono, 700 projecteurs, 6 semi-remorques, 5 autocars, Iron Maiden frappe fort.
"Powerslave" son nouvel album, est un véritable chef-d'œuvre. HARD-ROCK MAGAZINE a rencontré Bruce Dickinson qui vous parle de cette fantastiques tournée et du nouvel album.

Alors ! Vous l'avez écouté ? Non ? Si "Powerslave" n'est pas encore passé sur votre platine, dépêchez-vous car vous ratez vraiment quelque chose. Le dernier album d' Iron Maiden est effectivement le meilleur enregistré par le groupe. Même si vous n'êtes pas un fan de la 'Vierge de fer', vous risquez d'avoir une (bonne) surprise !... C'est tout dire.
Iron Maiden ne s'est pas contenté de sortir un excellente album, le gang du monstre Eddie vient également d'entamer une des plus fabuleuses tournèes jamais organisées par un groupe de rock. La France est l'un des premiers pays à être visité par les géants du Hard, et certains d'entre vous ont déjà eu la chance de les voir à l' œuvre. Les autres devront encore attendre fin octobre et début novembre.
Avant qu' Iron Maiden n' entame sa tournée HARD-ROCK MAGAZINE avait pu se faufiler discrètement dans la chambre d'hôtel de Bruce Dickinson pour écouter en avant-première le nouvel album et discuter à bâtons rompus avec lui. Bien évidemment, nous avons commencé par parler de ce nouvel album et de la fameuse tournée mondiale.


Le heavy-metal franchit le rideau de fer
HARD-ROCK MAGAZINE : Qu' avez-vous fait depuis votre dernier show à Paris l' année derniere ?
BRUCE DICKINSON : Nous avons fini notre tournée en Allemagne. En janvier, nous avons pris du repos. Nous avons composé le nouveau materiel à Jersey, puis nous sommes allés aux Bahamas avec Martin Birch, notre producteur, pour l' enregistrement qui a duré sept semaines. Le mixage s' est fait aux studios Electric Ladyland à New York en mai-juin, nous avons ensuite répété les nouvelles compositions pendant cinq semaines en Floride d' où j' arrive juste.
Fin juillet, nous partons enregistrer pendant deux jours une vidéo à Hanovre, puis filons en Pologne, point de départ de notre tournée gigantesque d' un an qui couvrira le monde entier : Hongrie, Australie, Nouvelle-Zelande, Bangkok, USA, etc... C' est la première fois qu' un groupe de heavy-metal franchit le rideau de fer et nous en sommes fiers.







HARD-ROCK
: Vous passez aussi par le France ?
BRUCE DICKINSON : Bien sûr, en août nous donnons un concert à Annecy et Palavas-les-Flots ainsi qu' à Toulouse et Bordeaux, début septembre. Puis, nous revenons en octobre pour plusieurs dates dont une à Paris ( le 30 octobre ). Nous espérons avoir Mötley Crue comme support-band, nous avons besoin d' un groupe qui assure. Je crois que celui-là est à la hauteur de sa réputation et qu' il n' est encore jamais venu en France. ( NDLR : C' est confirmé ! Mötley Crue assurera le première partie d' Iron Maiden à Nancy, Paris et Lyon !... )



Plus heavy et plus speed !
HARD-ROCK : Je viens d' écouter des extraits de la bande de votre nouveau LP "Powerslave" et, dés la première écoute, il paraît beaucoup plus "heavy" et "speed" que les précédents ...
BRUCE DICKINSON : Right ! Notre cinquième album est bourré d' énergie, c' est le plus puissant et celui que je préfère. "Piece of mind" était, en quelque sorte, une expérience. Après "The number of the beast" qui s' est très bien vendu dans le monde entier, nous voulions faire quelque chose de différent. Je te fais remarquer - Oh ! surprise - que, depuis "Piece of mind", les musiciens n' ont pas changé, c 'est pour cela, je pense, que le petit dernier est si   homogène et si violent : nous tenons enfin la stabilité.


HARD-ROCK : En revanche, vous avez changé d' ambiance pour la nouvelle pochette : les pyramides d' Egypte, le sphinx au visage d' Eddie, cela ressemble un peu aux pochettes d' Earth , Wind and Fire...
BRUCE DICKINSON : Je ne connais pas les covers de ce groupe mais tout le monde me fait la même remarque ; il faudra que je vérifie. Derek (le créateur d' Eddie) a fait cette peinture tout spécialement pour cet album. Eddie a évolué : nous l' avons transformé, nous étions un peu las des pochettes que le représentaient avec de grands effets d' horreur : sang, tomahawk, hache ... Prend Kiss, par exemple, leur maquilage a beaucoup "choqué" et "frappé" tout le monde a leurs débuts puis, au fil des années, cela ne faisait plus rien à personne. C' est la même chose avec Eddie : il est toujours présent (la tête du sphinx sur la pochette c' est lui !), mais il a un caractère différent qui le rend encore plus grand et plus puissant. De même, le show a subi quelques modifications : il sera beaucoup plus "heavy", le "Light-show" et le décor plus importants.


ca c' est certain : on en a pour son argent ! Le show d' Iron Maiden est véritablement à la hauteur de la réputation du groupe. Mais ne dévoilons pas tout...
Quant à Bruce Dickinson, c' est probablement l' une des rock-stars les plus agréable à interviewer. Non seulement il n' est pas avare de ses mots mais ses propos sont des plus intéressants. Nous vous donnons donc rendez-vous au prochain numéro de HARD-ROCK MAGAZINE où il nous parlera longuement des multiples sujets qui l' intéressent et qui l' inspirent pour l' écriture des textes d' Iron Maiden. Plus d' un risque d' être surpris !...

Georges Amann


* Texte Georges Amann
* Photos/ images prisent sur internet. Si les auteurs ne m' autorisent pas à diffuser ces photos, qu' ils me contactent, je les supprimerais.
Interview diffusé dans HardRock magazine n°2 paru au mois de octobre 1984